Les Journées de Tam Dao

Programme JTD 2017

Programme JTD 2017

«FLEUVE ET DELTAS EN ASIE DU SUD-EST»

– 11è édition –

Du vendredi 07 au samedi 15 juillet 2017

Université de Can Tho (Can Tho, Vietnam)

 

PLENIERES – vendredi 7 et samedi 8 juillet

P1- Atouts pour le développement et vulnérabilité : trajectoires de quatre deltas très peuplés d'Asie, Sylvie Fanchette, géographe (IRD)

P2-Inondations dans le delta du Mékong : réflexions autour des risques, aléas, enjeux et vulnérabilités – les indicateurs, Paul Fattal, géographe (Université de Nantes)

P3- Impacts des changements climatiques et de l’élévation du niveau de la mer sur le développement durable du delta du Mékong (Vietnam)Nguyen Hieu Trung, (College of Environment and Natural Resources, Université de Can Tho)

P4- Fleuve et aménagement urbain dans la région de Hanoi, une relation ambivalente, Emmanuel Cerise, architecte, (Institut des Métiers de la Ville de Hanoi)

P5Etude sur la gouvernance de l’eau dans le cadre du grand projet d’aménagement Phuoc Hoa (bassin de Sai Gon-Dong Nai) : approches méthodologiques et premiers résultats, Linh Thi Phuong Huynh et Olivier Tessier (EFEO)

Synthèse des deux journées : Pascal Bourdeaux (EPHE)

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ATELIERS (4) – du lundi 10 au vendredi 14 juillet

Atelier 1. Méthodologie d’évaluation des politiques publiques environnementalesGildas Appéré, Paul Fattal, Lionel Lemiale, Muriel Travers

Les atteintes environnementales résultant de la progression de l’activité économique et de la croissance démographique représentent une menace importante pour l’ensemble de la population mondiale. Des solutions globales sont discutées lors de sommets internationaux telles que les mesures de réduction des gaz à effet de serre destinées à réduire la progression du réchauffement climatique. A l’échelle nationale ou locale, les pouvoirs publics sont également engagés dans différentes politiques dont l’objectif est de contrer les atteintes à l’environnement (pollution des eaux et de l’air, déforestation, augmentation des risques d’érosion et de submersion des zones littorales etc.), en relation avec les spécificités locales tant au niveau économique, démographique, social que géographique et environnemental.

Face à l’urgence de certaines situations (ex. crises sanitaires liées à la pollution des eaux douces, progression des maladies respiratoires liées à la pollution de l’air), ces politiques publiques apparaissent comme une priorité absolue ; cependant, elles constituent également une contrainte importante pour l’activité économique et sociale, de par la captation ou le détournement de ressources productives qu’elles nécessitent pour atteindre les objectifs environnementaux recherchés.

Dans un tel contexte, l’évaluation économique de ces politiques publiques environnementales apparaît comme un enjeu majeur afin d’orienter la décision publique vers les projets qui répondent de manière la plus efficace possible à ces enjeux environnementaux.

Objectifs

L’objet de cet atelier est de présenter et de discuter des éléments méthodologiques permettant de mettre en œuvre des procédures opérationnelles d’évaluation ex ante et ex post des politiques environnementales. Ces procédures requièrent de maîtriser à la fois les fondements théoriques des principales approches et méthodes d’évaluation, leur domaine d’applicabilité et leurs limites respectives, ainsi que les modèles et procédures économétriques spécifiques à chacune de ces approches et méthodes d’évaluation.

Dans le cadre des journées Tam Dao, les problématiques visées seront en particulier celles en relation avec les questions du réchauffement climatique (ex. problématiques d’érosion et de submersion des bandes côtières) et en relation avec les questions de pollution des eaux.

Pour la progression de cet atelier, après une introduction générale sur les risques climatiques sur les zones humides et les ressources en eau, et la question de leur vulnérabilité et de leur mesure, nous distinguerions les évaluations des bénéfices environnementaux des coûts des politiques climatiques.

  • Paul Fattal présentera le cadre général de la question des risques environnementaux (érosion, submersion, pollution) en lien avec les zones fluviales et côtières du Vietnam. Il abordera en particulier la question des indicateurs de vulnérabilité et de la représentation de ces risques (ex. cartes). Il s'agira en particulier, lors de l'atelier, d'amener les auditeurs à réfléchir sur différents aspects méthodologiques tels que la qualification des données, l'échelle géographique à considérer etc.
  • Gildas Appéré et Muriel Travers présenteront tout d'abord la question générale de l'évaluation et de la hiérarchisation des différentes politiques publiques visant à contrer ces risques au travers des méthodes Coûts – Bénéfices et Coûts-efficacité. Ils feront ensuite une présentation synthétique des différentes méthodes permettant de mesurer monétairement les bénéfices des politiques environnementales. Ils feront alors un focus sur 2 méthodes d'évaluation particulières (Méthode d’Evaluation Contingente et Méthode des coûts de déplacement) afin que les auditeurs puissent se les approprier complètement. Ce focus sera l'occasion pour les auditeurs de mettre en œuvre sur le terrain, lors de cet atelier, l'une de ces 2 méthodes appliquées à une question précise en lien avec la problématique de la pollution ou de l'érosion fluviale et / ou côtière au Vietnam : élaboration en groupe d'une enquête de terrain, passation des questionnaires, traitements statistiques, synthèse écrite et orale.

– Lionel Lemiale présentera la méthodologie permettant de qualifier et de quantifier les coûts des politiques publiques associées aux questions environnementales. Cette approche macroéconomique s'appuiera sur informations et données obtenues à partir de cas pratiques. Dans cet objectif, nous débuterons par une présentation des différents  instruments de financement des politiques environnementales. Nous présenterons  ensuite les outils et méthodes d'évaluation des coûts et conséquences économiques de ces politiques publiques, en questionnant la répartition de ces coûts selon différentes dimensions, spatiale (local, national, régional), temporelle (court, moyen ou long terme), sectorielle et sociologique (classe de revenu). Des exemples et cas pratiques seront proposés dans le domaine de la gestion de l'eau et/ou la protection du littoral.

Atelier 2. Enjeux de l’aménagement territorial des deltas densément peuplés d’Asie du Sud-Est (urbain), Danielle Labbé, Clément Musil, Pham Thai Son, Gwenn Pulliat

L’atelier étudiera les dynamiques territoriales qui caractérisent les deltas rizicoles densément peuplés de l’Asie du Sud-Est. Ilmettra l’accent sur les défis que posent la documentation et l’analyse des processus d’urbanisation en cours, ainsi que sur la formulation de politiques publiques visant à les orienter. Les deltasdu Fleuve Rouge (Vietnam) et du Mékong (Vietnam et Cambodge) serviront d’exemples principaux tout au longde l’atelier.

La démarche pédagogique de l’atelierse fondera sur le montage, par les stagiaires, d’un projet de demande de subvention pour la réalisation de travaux de recherche sur les thèmes mentionnés plus bas. Cette approche active d’élaboration d’un projet dans le cadre d’une commande de recherches permettra :

i) d’aborder des thématiques transversales,  de manière à formuler une problématique, des objectifs et des questions de recherche/hypothèses, ainsi qu’une méthodologie appropriée ;

ii) de discuter des enjeux théoriques et conceptuels posés par l’urbanisation dans les deltas de la région (D. Labbé), et d’y associer des analyses multidimensionnelles : la question des aménagements liés aux infrastructures de transport (C. Musil), la production du logement (Pham Thai Son), la question agricole et alimentaire (G. Pulliat), dans un contexte marqué par les enjeux du changement climatique.

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Cet atelier prévoit d’associer un travail de terrain. L’objectif des sorties est de faire travailler les stagiaires en sous-groupes de 4-5 sur les sous-thèmes qui seront abordés par les formateurs (à savoir :  transport et mobilité, logement, agriculture). Sur le terrain, les stagiaires auront pour mandat de repérer/documenter des éléments caractéristiques de ces thématiques. Tel qu’indiqué dans cette proposition d’atelier, il est attendu que les stagiaires organisent leur réflexion / restitution autour d’un exercice de demande (fictive) de subventions sur la question de l’aménagement du territoire des deltas qui connaissent une urbanisation rapide en Asie du Sud-Est. Can Thoet sa région urbaine constituent un cas d’étude que les visites de terrain thématiques auront pour objectif de documenter.

Site(s) privilégié(s) par thématiques:

  • Le sous-groupe « agriculture » pourrait par exemple se rendre dans les districts ruraux (jouxtant les districts urbains) de PhongDien et/ou Thoi Lai.
  • Le sous-groupe « transport mobilité » pourrait se rendre aux gares de bus (Ben Xe Khach; Ben Xe Buyt; principaux "pha" et autres embarcadères).
  • Le sous-groupe « logement » s'intéressera à des nouveaux Khu Dan Cu/ Khu Do Thi Moi/ ou encore Khuchungcu comme par exemple le Chung cu Hong Loan  

 

Déroulé du travail de terrain : Il est prévu de réaliser2 sorties, de 2-3h chacune. La première visite aurait lieu en après-midi le premier jour de l’atelier et la deuxième, l’avant-dernier jour (en laissant aux stagiaires la dernière matinée de l’atelier pour préparer leur restitution).

Les formateurs adapterons les études de cas, à des situations que l’on peut rencontrer en Asie du Sud-Est.

Atelier 3. Apports de la modélisation pour l’analyse de la dynamique d'occupation des sols. Etude de cas : district de Thanh Phu, province de Ben Tre (delta du Mékong) 2000-2010, Alexis Drogoul, Patrick Taillandier, Huynh Quang Nghi, Damien Philippon,Truong Chi Quang

Au Vietnam, en particulier dans le Delta du Mékong, l'aménagement des terres agricoles constitue un volet important de la planification gouvernementale. Deux objectifs sont en particulier visés :

  • définir les types de culture qui doivent être développées en priorité par les agriculteurs ;
  • anticiper les investissements en infrastructure à réaliser par les autorités.

La précision du plan est donc déterminante pour que les politiques publiques soient les plus appropriées possible. Il arrive cependant que les prévisions d’usage des terres agricoles ne soient pas correctes, en raison de mauvaises anticipations des facteurs économiques, sociaux ou environnementaux. Nous partirons d’un cas d'étude concret (la dernière période de planification de 2000 à 2010 pour le district de Thanh Phu, province de Ben Tre, dans le Delta du Mékong), dans lequel la comparaison entre les prévisions du plan pour 2010 et les cartes réelles d’occupation du sol la même année témoignent de profondes différences, pour :

  • – (1) essayer de comprendre les raisons de ce décalage;
  • – (2) tenter de le corriger en construisant un modèle capable de prendre en compte divers facteurs socio-environnementaux, et en particulier les comportements et les attentes des agriculteurs.

L’objectif de l’atelier est de montrer comment une combinaison de modèles informatiques (environnementaux, économiques et sociaux) peut être utilisée non seulement pour évaluer la situation initiale, mais aussi, et surtout, pour concevoir, explorer et valider des scénarios de planification dans le contexte changeant du Delta du Mékong. De nombreux aspects méthodologiques seront également abordés ; la plateforme de modélisation et simulation GAMA (http://gama-platform.org) sera utilisée comme support.

Atelier 4. Formation aux enquêtes de terrain. Usage et gestion des ressources en eau dans un contexte de transformation rapide des conditions socio-économiques et environnementales (delta du Mékong)Pascal Bourdeaux, Huynh Thi Phuong Linh, Olivier Tessier

Mots-clés de l’atelier : sciences sociales et humaines ; enquêtes de terrain ; démarche qualitative – approches empiriques ; interactions sociales ; travail collectif ; réactivité ; prise d’initiatives. 

4.1.Présentation générale

Objectifs de l’atelier

L’objectif de cet atelier est de familiariser les participants aux outils et aux méthodes de recherches qualitatives en sciences sociales à travers la conception et la mise en œuvre d’une enquête de terrain pendant laquelle les principales étapes d’une démarche scientifique y seront abordées : l’élaboration de la problématique, la construction de l’objet d’étude, l’identification des hypothèses et des axes de recherche, la collecte des données, leur classement, leur traitement et leur analyse.

Cette formation se veut pédagogique, de nature expérimentale, pratique en faisant des participants les acteurs du processus d’apprentissage. Par leur implication dans une étude in situ, le module créera les conditions adéquates à l’acquisition des bases pratiques de l’approche qualitative en socio-anthropologie, en établissant un va-et-vient entre méthodes et concepts théoriques d’une part, et compétences techniques du chercheur de terrain (savoir-faire et savoir-être), d’autre part.

L’atelier s’organise en trois volets :

  • un premier volet s’attache à introduire les techniques et les méthodes d’enquête de terrain, ainsi que les principaux concepts opératoires pour étudier une réalité sociale ;
  • le second volet est une mise en application impliquant la préparation et la réalisation d’une courte étude de terrain en mobilisant pour cela les modes de productions classiques (observations, imprégnation, sources écrites, entretiens, procédés de recension, etc.) ;
  • le troisième volet se concentre sur le traitement et l’interprétation des données collectées. Une restitution orale détaillant la démarche suivie et des principaux résultats obtenus conclut l’atelier.

Terrain

Le terrain se déroulera dans 2 hameaux de la commune de Đông Thắng, district de Cờ Đỏ, ville de Cần Thơ. La commune se situe en environ 3 km du chef-lieu du district (où nous logerons pendant les 3 jours de terrain) et à environ 40 km du centre de la ville de Cần Thơ.

Cette commune reste rurale avec des systèmes de productions agricoles diversifiés : riziculture, systèmes riziculture-pisciculture, élevage, des culture destinées à l’alimentation animale, etc. 

Elle présente un style de vie caractéristique du delta du Mékong : un réseau dense de canaux dont les principales fonctions sont l’irrigation des champs, les usages domestique et le transport des hommes et des marchandises. En fin de compte, à l’opposé de la situation qui prévaut dans le delta du fleuve Rouge où l’activité humaine se développe à l’abri d’un puissant réseau de digues, la vie est ici entièrement tournée vers les cours d’eau et les canaux et s’est historiquement développée au fil de l’eau, trait saillant de la culture régionale qui inspira à l’écrivain Sơn Nam l’expression « civilisation fluviale » (văn minh sông nước).

La commune en quelques chiffres :

  • 6 hameaux : Thới Hiệp, Thới Hiệp 1, Thới Hiệp 2, Thới Trung, Đông Mỹ, Đông Thắng.
  • Nombre total de foyers : 1.275
  • Superficie non agricole : 1.626 ha
  • Superficie agricole : 1.658 ha (1.255 ha de rizière, 403ha riziculture-pisciculture et mare)
  • Propriété foncière agricole moyenne : 1,3 ha/foyer

Thème transversal de l’atelier

« Usage et gestion des ressources en eau dans un contexte de transformation rapide des conditions socio-économiques et environnementales (dérèglement climatique) ».

Différents aspects pourront être abordés (cette liste est indicative et non exhaustive) :

  • des systèmes agricoles ;
  • description de la portion du réseau d’irrigation existant dans les 2 hameaux avec une bref historique de sa construction et de son évolution ;
  • suivi des pratiques d’irrigation et/ou de drainage : observations « bord de champs » et caractérisation des savoirs endogènes ;
  • modalités d’acquisition et de distribution de l’eau entre les usagers : réglementation ; gestion collective et/ou gestion individuelle ; organisation informelle ou structurée et encadrés par les autorités locales ;
  • relation entre les usages en cas d’une disponibilité en eau insuffisance : modes de partage, tension, conflit et arbitrage ;
  • le paiement de l’eau ou du service de l’eau : situation actuelle, niveau de satisfaction de la desserte en eau, évolution probable (nouvelle loi sur l’eau agricole en préparation) ;
  • impacts locaux du dérèglement climatique tels qu’ils sont perçus et vécus par les habitants.

4.2.Organisation pratique de l’atelier

Les participants seront divisés en 2 sous-groupes, eux mêmes sub-divisés en 4 ou 5 binômes d’enquêteurs sur le terrain. Chacun des formateurs sera en charge d’un sous-groupe qu’il suivra tout au long du déroulement de l’atelier. Le but est de faire un suivi pas-à-pas de l’avancée des travaux du groupe, c’est-à-dire au fil des 3 journées de terrain et de la journée de préparation à la restitution. Le suivi se prolonge par l’organisation d’une réunion de débriefing en fin d’après-midi ou en début de soirée à l’hôtel.

Une des particularités de l’atelier-terrain consiste donc à intégrer au sein de chaque sous-groupe un formateur comme un membre actif et non pas uniquement comme un simple observateur. Chaque sous-groupe élabore progressivement son rapport de restitution lors des réunions de débriefing du soir.

L’interaction entre les sous-groupes n’est pas une priorité lors de la phase de terrain : elle le sera pendant la journée de préparation à la restitution par croisement des données et des analyses produites par les deux sous-groupes.

Le travail de chaque sous-groupe et le suivi répondent à quatre exigences de la recherche qualitative menée sur le terrain :

  1. L’identification et le choix des concepts et du cadre d’analyse.
  2. Le choix et la maîtrise des techniques d’enquête : le formateur évaluera lors des entretiens la maîtrise des techniques d’enquêtes (outils, méthodes) et le niveau d’interaction des enquêteurs avec les personnes enquêtées. Un point sera fait par le formateur après chaque entretien réalisé par les binômes suivis, ce qui lui permettra d’apprécier, en temps réel et pendant les trois jours, l’évolution du travail de collecte de données (attitude des participants lors de l’entretien, prise de notes, réactivité face aux propos de l’interlocuteur, choix des pistes d’enquêtes à ouvrir ou à abandonner.
  3. La construction de l’objet de recherche : le suivi quotidien de plusieurs binômes et la réunion de débriefing par sous-groupe en fin de journée permettront d’impulser une dynamique de construction de l’objet de recherche au fur et à mesure 1) de la progression du travail de terrain et 2) des avancées du sous-groupe par le croisement des données collectées par chaque binôme.
    L’objectif ici est de montrer concrètement aux participants que la phase d’enquêtes de terrain inclut un travail simultané de traitement de l’information recueillie selon une logique « itérative », c’est-à-dire en effectuant des allers-retours entre production et interprétation des données. Lors des réunions de débriefing, les éléments collectés et articulés entre eux commencent à façonner l’objet de recherche sans avoir à attendre la phase post-terrain : la pertinence des hypothèses initiales et des trames d’enquête est évaluée lors de ces réunions quotidiennes. L’objet de recherche se construit donc au fur et à mesure selon une démarche dynamique inductive où le terrain de la journée exerce une influence continue sur le cadre de recherche en le faisant évoluer.
  4. L'utilisation des résultats : il s’agit d’exploiter les résultats de terrain en faisant interagir, dans un premier temps, les binômes d’un même sous-groupe, puis les 2 sous-groupes entre eux. L’objectif est d’amener les participants à confronter leurs données, à étayer leurs interprétations par des faits empiriques et à adopter une démarche cumulative (apprendre à partager et à mettre en commun des données de terrain et des interprétations).

4.3.Déroulement de l’atelier

Journée 1 : préparation

 

Journées 2 à 4 : enquête de terrain

 dans la commune

 

Journée 5 : synthèse

 

Journée 6 

Restitution

 

– Démarche générale    d’une étude qualitative

– « Stratégie » pour mener une enquête de terrain

Atelier : 18 à 20 participants

2 sous-groupes

4 à 5 binômes / sous-groupe  

 

– Traitement des données

– Analyses et interprétations

– Élaboration de la restitution

 

 

Journée 1

La première journée est divisée en deux parties.

  1. La matinée sera consacrée à la présentation (1) de la démarche générale pour mener une étude qualitative, (2) des outils, techniques et méthodes d’enquêtes de terrain, (3) de quelques concepts et notions opératoires pour étudier une réalité sociale.
  2. Après une brève présentation du contexte et de la problématique transversale de l’étude, l’après-midi se concentrera sur la construction d’une « stratégie » d’enquête, comprenant l’élaboration de la méthodologie, du protocole d’enquête, d’un canevas d’entretien, ainsi que l’identification des thèmes de recherches et des premières hypothèses exploratoires. L’objectif ici est de préparer la collecte des données afin que les participants soient « opérationnels » dès le premier jour de terrain.

Journées 2 à 4

Les participants se rendent dans une commune rurale afin de mener une enquête de terrain. Chaque sous-groupe supervisé par l’un des formateurs qui guidera et conseillera les participants, aura à traiter un sous-thème du thème commun préalablement défini.

Journée 5

La dernière journée sera consacrée à la mise en ordre des données recueillies et à leur synthèse en vue de l’élaboration de la restitution des travaux de l’atelier prévue le lendemain :

  1. par binôme : i) inventaire des données collectées ; ii) classement des données selon une grille thématique commune aux 4 ou 5 binômes du sous-groupe ;
  2. par sous-groupe : i) synthèse des données ; ii) hiérarchisation des ensembles de données en fonction du thème de recherche ;
  3. avec l’ensemble des sous-groupes : i) brève présentation par chacun des sous-groupes des principaux résultats hiérarchisés ; ii) identification d’ensembles cohérents transversaux, de liens entre les thèmes abordés par chacun des 2 sous-groupes, des éventuelles discordances et contradictions ;
  4. élaboration de la restitution finale (PowerPoint)

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JOURNEE DE RESTITUTION : matinée du samedi 15 juillet 2017

 

       GASS       EFEO        

        GDN       URDSE