Les Journées de Tam Dao

À propos de Johanna Less

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Courriel : leesjohanna@gmail.com

TITRE ET DIPLOMES 

2014 : thèse de doctorat en sociologie (EHESS) : Ethnographier la précarité énergétique : au-delà de l’action publique des mises à l’épreuve de l’habiter. Mention très honorable avec les félicitations du jury.

2007 : master 2, Sociologie, histoire, antropologie, EHESS, Marseille,« Souffrances et rapport au monde des personnes sans abri : De l'usage des termes à une description empirique des expériences qu'ils désignent : le cas des enfants de Don Quichotte à Marseille ». Mention bien.

2006 : master 2, évaluation des politiques publiques, IEP Lyon.

2004 : Diplômée de l’IEP d’Aix en Provence.

1991: DEA IARFA (Intelligence Artificielle), Université de Paris 6.

1990 : Maîtrise d’Informatique, Université de Paris 6.

SITUATION PROFESSIONNELLE 

Chercheure associée au centre Norbert Elias, Johanna Lees travaille depuis la fin de son doctorat pour des projets de recherche hébergé au centre Norbert Elias. Le premier s’intitule « Ville ordinaire, citadins précaires : transition ou disparition programmée des quartiers-tremplins ? ». il est dirigé par Agnès Deboulet.Le second, FOS EPSEAL « étude participative en santé environnement » dans la zone de l’étang de Berre est dirigé par Barbara Allen, de l’université de Virginia Tech.

Parallèlement, Johanna Lees est membre et chercheure au LaSSA, laboratoire de sciences sociales appliquées, lassa-org.fr, dans ce laboratoire, elle mène des recherches dont leur particularité relève de leur dimension appliquée. Dans ce cadre, elle y réalise des formations à destination des professionnels.

RESUME DES TRAVAUX 

Johanna Lees est docteure en sociologie. Elle a mené sa thèse sur la catégorie « précarité énergétique » dans laquelle elle propose à la fois une analyse politique de l’émergence et de  la structuration de cette catégorie et une ethnographie des familles concernées par le phénomène habitant à Marseille dans les grandes copropriétés dégradées et les petites du centre ville.

Ses thèmes de recherche concernent la sociologie et l’anthropologie des milieux « populaires », de la migration et de la pauvreté en milieu urbain, est à l’intersection des problématiques d’accès à l’énergie, de « mal logement » et d’inégalités environnementales. Elle s’intéresse de plus en plus à la question des inégalités environnementales, inégalités qui ne sont encore que peu pensées en France, alors même qu’elles ont émergé depuis le début des années 1970 aux Etats Unis avec le mouvement pour la justice environnementale. Actuellement, elle réalise avec une équipe pluridisciplinaire (sociologie, anthropologie, épidémiologie), une recherche appliquée en santé environnementale auprès de la population de l’étang de Berre, une des plus importantes zones industrielles en France. Dans le cadre de ce projet, le projet Fos EPSEAL, les méthodes de « Community based Participatory Research » (CBPR) sont expérimentées afin de donner aux habitants et aux acteurs locaux, la possibilité de co-élaborer avec les chercheurs cette recherche en santé environnementale.

Plus généralement, le but des travaux de Johanna Lees est, dans une perspective d’anthropologie politique, de comprendre le rapport à l’Etat des « milieux populaires », à travers l’expérience des individus (participation à des mobilisations collectives, expériences des dispositifs sociaux ou administratifs par exemple).

Sélection de publications récentes (2006-2011), tous supports confondus 

Allen B., Cohen A., Ferrier Y., Lees J. "Social scientists, health scientists and resident collaborations:  a project in two French towns" New Solutions: A Journal of Environmental and Occupational Health Policy (numéro spécial ‘Social Science Environmental Health Collaborations’ (à paraître en 2016).

Lees, J. (2016), « Quand la vulnérabilité autorise l’exploitation : l’arnaque, une pratique ordinaire en copropriétés dégradées »,Métropolitiques, 24 février 2016. URL : http://www.metropolitiques.eu/Quand-la-vulnerabilite-autorise-l.html

Lees J., F. Bouillon, S. Musso, S. de Cheveigné (2015) « La précarité énergétique : Enquête sur une nouvelle catégorie d’action publique », in Sociologie de l’énergie. Gouvernance de l’énergie et pratiques sociales, dir. C. Beslay et M-C Zelem, CNRS éditions, coll Alpha, Paris, 476 p.

Bouillon F., S. Musso, J. Lees, S. De Cheveigné (2015) « Repérer et vivre la précarité énergétique en ville », Annales de la recherche urbaine, n°110, pp 88-97

Lees J. (2014) « Les copropriétés dégradées de l’après-guerre à Marseille : un nouvel habitat social de fait »,Espaces et société, n°156-157, pp 69-81

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