Les Journées de Tam Dao

À propos de Claude MIRAS

Email Claude MIRAS

TITRE ET DIPLÔMES

Économiste, directeur de recherche, IRD.

RÉSUMÉ DES TRAVAUX

Affecté au Maroc depuis septembre 2008, programme de recherche portant sur la gouvernance des services urbains de base. Premier terrain (2009-2010) en collaboration avec la direction générale des collectivités locales du ministère marocain de l’Intérieur (conception d’un diagnostic multi-acteurs du secteur urbain de l’hygiène et de la salubrité publique). De 2010 à 2011, second terrain portant sur la capitalisation du projet INDH-INMAE (Lyonnaise des Eaux de Casablanca) de l’accès à l’eau et à l’assainissement des quartiers précaires du Grand Casablanca. Actuellement, en collaboration avec l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme de Rabat, développement de la problématique et de l’analyse de la maîtrise d’ouvrage des services de base à l’échelle de l’agglomération casablancaise (Projet GOLD III de CGLU). Depuis 2010, ces recherches sont développées dans le cadre du programme « Financement des services urbains d’eau potable et d’assainissement dans les pays en développement. Modalités de partage du coût global de long terme entre acteurs » appuyé par l’IDDRI.

La problématique générale de recherche vise à analyser les conditions de mise en œuvre des scènes de gouvernance urbaine dans le domaine des services urbains d’eau et d’assainissement. Ils ont vu se multiplier depuis deux décennies les parties prenantes (État, autorités déconcentrées, collectivités territoriales, agences publiques, opérateurs privés, société civile, PPP, bailleurs) qui participent à la décision urbaine. La question de la coordination et de la synchronisation, de leur efficience interinstitutionnelle, et de la recherche de l’optimisation de cette action publique partagée, devient centrale. En effet, les coûts de transaction et les retards générés par une décision composite multi-acteurs, multi-secteurs et multi-scalaires, affectent de façon croissante le coût réel de l’urbanisation et obère très probablement sa dynamique et sa soutenabilité. L’analyse de conditions de développement des services urbains de base dont l’empreinte foncière, sociale et financière est considérable, conduit à considérer que, à côté de la soutenabilité économique, sociale et environnementale, la soutenabilité institutionnelle constitue aujourd’hui un goulet d’étranglement de la maîtrise d’ouvrage urbaine des métropoles en expansion.

En comparant la mise en œuvre de « projets » urbains en eaux, assainissement, pluvial et électricité, il est possible de démonter le processus de formation des coûts de l’urbanisation en allant au-delà des coûts d’équipement et des coûts internes de gestion annoncés ex ante. Une approche ex post permet de mettre au jour les éléments constitutifs du coût complet de l’urbanisation abordé par les réseaux. La maîtrise des coûts cachés, induits par une coordination multi-acteurs perfectible, apparaît aujourd’hui comme une composante stratégique de la ville durable. L’IDDRI, l’OCDE, le Partenariat français pour la ville et les territoires, Cités- Unies et gouvernements locaux attestent de l’importance de ce questionnement émergent du développement territorial auquel la recherche scientifique apporte des éléments de réponse, méthodologiques, analytiques et théoriques.

       GASS       EFEO        

        GDN       URDSE