Les Journées de Tam Dao

À propos de Bruno Thibert

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TITRES ET DIPLÔMES

  • 2004 : diplôme d’études supérieures spécialisées, Système d’information géographique, université du Québec à Montréal.

SITUATION PROFESSIONNELLE

  • Agent de recherche et adjoint au directeur de la Chaire de recherche du Canada en études asiatiques à l’université de Montréal depuis 2004.
  • Coordonnateur du projet Les défis de la transition agraire en Asie du Sud-Est (The Challenges of the Agrarian Transition in Southeast Asia – ChATSEA ; 2005-2011) subventionné par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada dans le cadre du programme des Grands travaux de recherche concertée

RÉSUMÉ DES TRAVAUX

La transition agraire représente probablement le plus important processus de changements sociaux des trois derniers siècles. Dans les pays les plus fortunés du Nord, cette transformation est pratiquement achevée alors qu’elle se poursuit toujours chez les sociétés en développement du Sud.

Nous définissons la transition agraire comme la transformation des sociétés constituées essentiellement de populations rurales dépendantes de la production agricole et organisées selon des structures rurales, à des populations principalement urbaines, industrielles et étroitement soumises aux règles des marchés.

Le projet cherche ainsi à actualiser la compréhension des mécanismes de la transition agraire en développant un cadre de travail reflétant à la fois les nouvelles circonstances et les nouvelles conditions rencontrées par les sociétés aux prises avec cette transition, toutes choses devant contribuer au développement d’une nouvelle approche de la théorie sociale.

Quatre perspectives ont été retenues pour remettre en contexte les conditions de la transition agraire en cours. Ces fenêtres conceptuelles fournissent l’approche théorique intégrée à la base du projet de recherche. Elles sont ainsi liées à (i) l’intensification du processus de la mondialisation à travers lequel les processus sociaux sont eux-mêmes intégrés à l’espace global ; (ii) un partage plus complexe des ressources déterminant les conditions et les moyens de subsistance des populations, ce qui inclut la reconnaissance des caractères durables et équitables des formes d’activités proposées ; (iii) un remaniement de la territorialité, étant donné que les processus à l’étude ne se répartissent pas uniformément dans l’espace et que les catégories spatiales généralement acceptées sont en cours de reconstitution ; et (iv) la reconnaissance que la façon dont se redéploient les institutions et les acteurs influence les changements sociaux, ces mêmes acteurs subissant au même moment une importante mutation identitaire.

L’équipe de recherche assemblée pour réaliser le projet comprend 25 chercheurs provenant surtout des domaines de la géographie économique, culturelle et environnementale, mais aussi d’autres disciplines telles l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, l’économie, les études féministes ainsi que des études urbaines.

Regroupant trois générations de chercheurs, l’équipe est composée de membres provenant de 17 universités et centres de recherches différents : 9 au Canada (u. de Montréal, McGill U., York U., U. of Toronto, U. of British Columbia, UQAM, u. Laval, Wilfrid Laurier U. et U. of Waterloo), 5 en Asie du Sud-Est (U. du Việt Nam Hanoi, Chiang Mai U., U. of the Phillipines Diliman, U. Gadjah Mada, U. Malasya Sabah et National U. of Singapore), 2 en Europe (U. of Durham et u. Michel de Montaigne), et une en Australie (U. of Sydney). Au plan de la production académique, le projet permettra la réalisation de 65 thèses d’étudiants gradués.

       GASS       EFEO        

        GDN       URDSE