Les Journées de Tam Dao

À propos de Arnaud Banos

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TITRE ET DIPLÔMES

2013 : habilitation à diriger des recherches (HDR) de géographie, université Paris 1.

2001 : thèse de géographie, université de Franche-Comté.

SITUATION  PROFESSIONNELLE

Directeur de recherche au CNRS. Directeur de l’UMR Géographie-cités (CNRS- Paris 1-Paris 7). Directeur du réseau européen S4 Spatial Simulation for Social Sciences. Membre du comité directeur de l’Institut des systèmes complexes de Paris- Ile de-France (UPS CNRS).

RÉSUMÉ DES TRAVAUX

Depuis maintenant quinze ans, je m’intéresse aux évolutions conjointes des villes, des mobilités quotidiennes et des systèmes de transport, ainsi qu’aux externalités négatives engendrées par ces évolutions (congestion automobile, accidents, pollution, bruit). Des trajectoires individuelles à la ville en mouvement, je mobilise un spectre scalaire large, guidé par quatre grandes préoccupa- tions : 1) caractériser les structures spatiales dans  leur  dynamique;  2) identifier les processus d’auto-organisation et d’émergence dans les phénomènes de différenciation/organisation spatiale;

3) Cerner le rôle des interactions sociétés- environnement dans l’émergence des structures spatiales; 4) contribuer à définir le rôle de la simulation informatique en géographie.

Mes travaux portent donc également sur la modélisation et la simulation des systèmes spatiaux complexes. La plupart des objets de  prédilection  du  géographe   peuvent, en effet, selon moi être décrits comme tels, dans la mesure où ils sont composés d’un très grand nombre d’entités localisées, interagissant les unes avec les autres selon des canaux privilégiés, et ce à travers différentes échelles. Du village dans son terroir au village planétaire, de la simple rue à la ville en mouvement et aux systèmes de villes, l’éventail des échelles mobilisées est très large. Les données aujourd’hui mobilisées pour traiter de tels systèmes sont à l’image de cette complexité : massives, hétérogènes, multisources, mobiles et bruitées, elles nécessitent des traitements toujours plus  sophistiqués et des capacités de visualisation et d’interactivité renouvelées. Par ailleurs, les nouvelles méthodes de  modélisation et de simulation issues des sciences de la complexité, largement mobilisées en géographie, permettent de reproduire l’émergence de processus et de structures et leur déploiement dans l’espace géographique. La  simulation informatique à base d’agents, occupe une place privilégiée dans ce dispositif, par la variété et souplesse des investigations qu’elle autorise. De véritables laboratoires virtuels peuvent ainsi être créés, au sein desquels des approches expérimentales in silico gagnent à être menées. Une fois spécifiés les caractéristiques et comportements d’agents stylisés, ceux-ci peuvent être placés en situation d’interaction dans des environnements dynamiques afin d’explorer les conditions d’émergence de processus et de structures et leur déploiement dans l’espace. Ces dispositifs permettent aujourd’hui de reconstruire des systèmes réalistes et de plus en plus larges (jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’entités), mais peuvent également être mis au service de projets de jeux sérieux, destinés à favoriser l’apprentissage de la complexité.

       GASS       EFEO        

        GDN       URDSE