Les Journées de Tam Dao

À propos de Alain Henry

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Titres et diplômes

  • Ancien élève de l’Ecole Polytechnique, 1973
  • Ingénieur Civil des Ponts et Chaussées, 1978

Situation professionnelle

  • Directeur Vietnam, Agence française de développement, Agence de Hanoi
  • Chercheur associé à Gestion et Société (CNRS)

Résumé des travaux

  • À partir de 1981, et durant cinq ans, une première phase – opérationnelle – a été consacrée à l’amélioration des services de base dans les pays d’Afrique subsaharienne (accès à l’eau potable, à l’électricité,…). Face au peu d’effet des programmes mis en place par les bailleurs de fonds, un premier travail de recherche a été lancé en 1987 afin de trouver un lien entre les mauvaises performances de gestion et les hypothèses de la sociologie des organisations.
  • Depuis, la recherche a été menée dans le cadre de l’équipe de Gestion et société (CNRS, dir. Ph. d’Iribarne). L’hypothèse – courante en 1987 – d’un lien entre des « valeurs culturelles » et les comportements a fait l’objet d’un examen critique. Les travaux ont ainsi montré que la mauvaise gestion ne tenait pas à des comportements « culturellement inadaptés » – dont le déterminisme était irrecevable – mais d’une dissonance entre les outils de gestion issus d’univers sociaux issus des « pays du Nord » et la conception que les intéressés se faisaient de la vie en société. Un ouvrage sur les tontines africaines en 1989 (« Tontines et banques au Cameroun ») a mis en lumière l’existence, dans un contexte africain, de dispositifs de gestion susceptibles de fonder la confiance. Un rapprochement a pu être fait, peu de temps après, avec les procédures écrites appliquées dans des grandes entreprises publiques locales.
  • De 1991 à 2002, d’un côté, les travaux ont permis d’enrichir les études de cas de bonne gestion dans des contextes africains et à montrer, qu’au-delà de leur diversité, les performances de gestion découlaient d’une cohérence avec la manière dont « les acteurs donnaient un sens aux situations de travail ». Les études ont été étendues à divers terrains, i.e. différents pays (Mauritanie, Côte d’Ivoire, Gabon, Maroc, Liban,…) et à divers contextes de gestion (PME, création de projets, entreprises privées, etc.). Parallèlement, sur le plan théorique, il fallait démêler les termes d’une confusion générale entre, d’un côté, ce que la sociologie désigne par « culture », et de l’autre côté, les observations accumulées sur les terrains concernant « les évidences à partir desquelles les acteurs interprètent les relations entre l’individu et le groupe ». Ces travaux ont fait l’objet notamment de deux ouvrages d’équipe, l’un en 2000 (« Culture et mondialisation, gérer par-delà les frontières ») visant des pays divers, notamment développés, et en 2003 (« Le Tiers-Monde qui réussit ») consacré plus exclusivement à l’univers des pays en développement. Par ailleurs un ouvrage à paraître montrera le lien et la distinction qui doivent être posés entre l’analyse des « cultures » et la structure sousjacente aux univers de sens, laquelle oriente la cohérence des dispositifs d’organisation. À partir de l’hypothèse inédite d’une « scène de référence », on devrait renouveler désormais la question de la modernisation dans les pays en développement.
  • La parution en 2002 du film de Ch. Lallier racontant l’échec – provisoire – d’un projet d’électrification au Mali a permis par ailleurs de lancer une nouvelle phase de réflexion sur l’entrecroisement des logiques sociales, économiques, culturelles, stratégiques et institutionnelles dans la création d’un services de base. Une démarche, faisant appel à l’accompagnement de chercheurs (en association avec le laboratoire URBAMA, Université de Tours) a permis de montrer l’éclairage qui pouvait être demandé à la recherche dans l’institutionnalisation d’un service. Une recherche similaire a pu être menée par l’analyse filmée d’un projet d’alimentation en eau potable au Mali.
  • Thèmes de recherche : sociologie du développement, management des organisations, gouvernance économique, contexte culturel.

Principales publications

  • Ouvrages en co-rédaction
    • Cultures et mondialisation, Ph. d’Iribarne, A. Henry, J.P. Segal, S. Chevrier, T. Globokar, Point Seuil, 2000.
    • Rédiger les procédures de l’entreprise, A. Henry, I. Monkam-Daverat, Editions d’Organisation, 3ème édition, 1997.
    • Tontines et banques au Cameroun ; les principes de la société des amis. A Henry, G.H. Tchenté, Ph. Guillerme-Dieumegard, Editions Karthala, 1991
  • Article publié en anglais
    • « Revolution by procedures in Cameroon », A. Henry, in Sucessful Companies in Developing World, Managing in Synergy with Cultures, Ph. D’Iribarne, Notes and Document, n°36, Agence Française de Développement, 2007.
  • Principaux articles publiés en français
    • « La Générosité ne suffit pas : Nioro du Sahel, les raisons d’une discorde », A. Henry, in A quoi sert d’aider le Sud ? (dir. S. Michailof), Ed. Economica, 2006.
    • « Le recouvrement en Afrique, des logiques sociales oubliées », A. Henry, in Revue Flux, n°56/57, sept. 2004.
    • « Taux de recouvrement, 98 % », A. Henry, in L’Afrique des entreprises, Notes de l’AFD, Documentation Française, 1998.
    • « Des entreprises performantes en Afrique, modèle de gouvernance », A. Henry, Afrique Contemporaine, n°181, 1997.
    • « Faut-il continuer à chercher “ l’esprit d’entreprise ” ? », in Organisations économiques et cultures africaines, I. P. Laleye, H. Panhuys (dir.), Ed. L’Harmattan, 1996.
    • « Les privatisations, nouvelle sorcellerie des Blancs ? », A. Henry, Afrique Contemporaine, n°165, 1993.
    • « Quand donc les experts partiront-ils ? », in Annales des Mines, Série Gérer et Comprendre, juin 1995.
    • « Vers un modèle du management africain », A. Henry, Cahiers d’Etudes Africaines, 124, XXXI-4, 1991.
    • « Peut-on redresser une entreprise en respectant la parole des ancêtres ? », A. Henry, Annales des Mines, Série Gérer et Comprendre, Sept. 1988: 86-94.

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